Le post-traitement

Sauf mention contraire, les photographies présentées sur ce site font l’objet d’un traitement minime, bien que toujours sujet à interprétation : correction d’exposition si celle-ci est nécessaire, ajustement du rendu des couleurs afin de refléter ma vision et mon ressenti sur le terrain, amélioration du piqué (par défaut, les .nef sont assez mous et nécessitent donc une légère accentuation), recadrage et redressement le cas échéant (c’est notamment le cas des formats panoramiques.
JPEG - 88.1 ko

Quels types de traitements ?

Pourquoi traiter les images ?
Le traitement numérique a remplacé en partie le travail de développement qui s’opérait sur les films argentiques.
Il est utile notamment sur les fichiers en prise de vue natives (les fameux Raws). Les photographes font des choix colorimétriques, des corrections d’exposition, améliorent le rendu du piqué, et parfois peuvent pousser plus loin en gommant des détails ou en réalisant des montages.
Ces travaux sont parfois sujets à polémiques. En effet, à partir de quand peut-on estimer que les corrections vont au-delà de la réalité ?
Mais une photographie montre-t-elle la réalité ? Ou une certaine réalité ? Le débat reste très ouvert.

Quelques outils précieux ...

Le traitement numérique des photos est effectué sur un ordinateur PC tournant sous système d’exploitation à noyau libre Linux, Unbuntu.
Peu de logiciels au départ étaient disponibles pour le traitement photo sous Linux. Mais depuis quelques années, le monde linuxien s’est considérablement étoffé et propose des logiciels très sérieux - bien que pas toujours intuitifs - pour travailler sur l’ensemble de la chaîne graphique.

Ainsi l’écran (dalle IPS, bien utile pour la photo avec un bon angle de vision sans altération des couleurs et du contraste) est calibré via DiscalGUI et aujourd’hui DisplayCal, à l’aide d’une sonde Spyder2 et d’un spectrophotomètre Color Munki photo tout à fait opérationnels permettant de travailler en toute confiance.
Le flux de travail s’effectue essentiellement sous AfterShotPro Pro, un logiciel certes non libre mais particulièrement puissant pour le traitement des fichiers au format natif (raw, en .nef pour Nikon) et surtout proposant un archivage assez complet de la photothèque. Il permet pour le tri et le référencement l’utilisation de notes (0 à 5 étoiles), de couleur (5), d’un système de marquage (3 possibilités) et l’attribution de mots clefs hiérarchisés, la gestion des données IPTC...
L’association avec des logiciels tiers, tel ImageMagick (! en lignes de commandes) permet de réaliser des opérations complémentaires, comme la création automatisée de cadres. De nombreux pré-réglages peuvent-être enregistrés accélérant le travail parfois fastidieux de la gestion d’une grande photothèque.
En complément, il est possible d’utiliser The Gimp, qui devient de plus en plus puissant au fil des mises à jour. Je l’utilise essentiellement pour de petites corrections, notamment pour la suppression de poussières insidieuses (mais cela peut désormais être réalisé sous AftershotPro, alors... !) et surtout pour effectuer les tirages en couleurs gérées ( de l’écran à l’imprimante).
Il existe une multitude de petits outils disponibles par ailleurs. Ceux-ci peuvent parfois se révéler complémentaires, notamment Phatch, un logiciel de traitement par lots discret et puissant qui permet de faire de très nombreuses opérations d’un simple clic.

, par gaelle